Chapitre 7
Son père lui paraissait comme un géant. Il était imposant et il lui faisait peur comme à son habitude. Il sortit en vitesse le livre de compte avant de le tendre au roi.
Il le feuilleta quelques minutes. Puis son regard longea son fils.
– Tu es sérieux ?
– Je...
– TU N'ES PAS SERIEUX ?!
– Enfin, je compr... Il baissa les yeux.
– Tu crois vraiment que ce vieux torchon va me servir à quelque chose si je ne sais pas à quoi a servis cet argent ?!
La voix du roi montait et il allait lever la main sur son fils. Qui tomba à la renverse devant tous les garde de Philippe. Il tremblait et il finit par dire :
– J'ai... J'ai... J'ai... J'ai autre... Autre... Autre chose...
– Mais parle voyons !
– Le prince, le prince est homosexuel... Et il s'envoie ses employés...
– Mais voilà, c'est ce que j'attendais, tu vois quand tu veux.
Il tapota la joue d’Alex avant de repartir, le laissant en pleure sur le sol. Il était complètement désorienté, il venait de vendre le prince... Mais il était parti pour ça au départ pourquoi se confesser lui faisait aussi mal.
Il fut emmené dans ses appartements pour se reposer et il serait renvoyez le lendemain matin dès que le soleil montrerait le bout de son nez.
La chambre dans laquelle il était ne lui rappelait pas de bon souvenir. Entre son lit et son bureau son tapis était toujours tacher du même sang de la première racler qu'il s'était pris de son père. Il se revoyait malade à en mourir dans se lit, s'en personne pour prendre soin de lui. Il reconnaissait les jardins qu'il observait toujours de loin, par peur qu'on le gronde s'il mettait un pied dehors. Il ne se souvient même pas une fois où on lui a appris à jouer avec un ballon. Quand son père à sentis que cela valait le coup de lui apprendre le tir à l'arc et l'équitation on lui donna des cours. Mais il n'eut rien de plus, rien de moins.
Rien n'avait bouger depuis son départ. Il aurait cru le contraire qu'au moindre signe de départ sa chambre aurait changer du tout au tout. Il finit par s'allonger et sentis quelque chose de dure sous sa tête.
Un joli carnet entouré d'un cuir brun se trouvait là. On pouvait constater deux initiales, le A et le K. Il reconnaissait ce petit cahier. C'était son journal intime. Il l'ouvrit en plein milieu.
(10 ans) 30/11/1527 :
Hey ! Papa m'as offert le plus beau des cadeaux aujourd'hui ! Enfin je le croyais au début. J'ai pu enfin sortir de ma chambre, et il ma emmener à Kulios, une ville sublime dont je ne pourrais même pas de décrire la moitié de sa beauté.
Le problème c'est que je crois que je me suis trop amusé... Papa est rentrer à la maison complètement furax et il a refusé toutes les sorties depuis.
Je ne sais pas ce que j'ai fait, mais faite que papa ne sois pas en colère. Je ne veux pas qu'il soit en colère...
Je t'aime papa...
(15 ans) 27/11/1532 :
Bonjour mon petit journal.
Cela fait un moment que je n'ai pas écrit, mais père ne m'as pas disputé depuis un moment, et on pourrait dire que j'en suis heureux. Arthur lui est toujours aussi distant mais ça ne fait rien, je mis suis habituer.
Aujourd'hui la Terre a fait 15 fois le tour du soleil et je viens d'avoir 15 ans. Ma chambre n'est pas si mal pour ma fête et Pompo est le meilleur des copains. Hehe, maman me manque... Mais papa me la toujours dit elle ne reviendra jamais, alors je me contente de Pompo ! Et j'en suis... Très heureux !
Cette année j'ai même eu le droit à un kulios ! Tu vois comme papa fait attention à moi ! Je l'aime, c'est l'homme le plus fort que je connaisse et je sais que quand je serais assez grand il me laissera sortir ! Me laissez voir le monde extérieur...
(16 ans) 15/02/1534 :
Hey ! Papa ne m'as toujours pas laisser jouer sur la place du village mais j'ai eu le droit à un arc ! Et c'est vraiment incroyable, je ne pensais pas pouvoir aimer quelques choses aussi forts ! Pompo n'as pas bouger, il est toujours aussi fidèle à son poste et je lui parle toute la journée. Je lui ai même parler de cette fille que j'ai vu par la fenêtre ! Elle était magnifique.
Elle avait de longues tresses brunes et elle était habiller de manière si élégante. J'aimerais beaucoup connaitre son prénom.
(16 ans) 06/08/1534 :
La jeune fille est revenue mais elle ne fait que trainer avec mon frère. Il a 21 ans et on me répète qu'il doit se marier. Papa à l'air ravis.
La belle brune, j'ai enfin trouvé son prénom, elle s'appelle Eleanor et elle est duchesse. Elle est comme un ciel étoilé à la campagne, enfin je crois. Ce genre de choses paraissent magnifiques dans les livres.
(18 ans) 27/11/1532 :
Une année de plus passer sur ce globe, Eleanor c'est installer au palais et le mariage est prévu pour bientôt. Mais père est préoccuper par le royaume voisin.
Un certain Nicholas vient d'avoir 14 ans et il a l'air de l'énerver au plus haut point, il ne parle plus que de lui, même Arthur s'en énerve.
Cette année je n'ai eu le droit à aucun cadeau et on m'a même retiré Pompo car les peluches sont faites pour les gamins a dit mon père.
La vie parait si longue, est-ce vraiment comme ça tout le temps ? Est-ce qu'un jour on me laissera sortir de cette chambre ?
Alexender se prit entrain de pleurer. Il ferma le journal avant de le remettre à sa place. Il voulut sortir pour prendre l'air mais on l'avait enfermé. Cela ne le surprenait même plus, il avait toujours été habituer à ce style de vie, alors pourquoi il en attendait plus maintenant ?
Il finit par se laisser porter par Morphée.
Les cloches de la ville sonnèrent à la première heure et il se fit comme jeter dehors. A peine réveiller il était déjà devant le palais sur la place central de la ville. Il souffla, dépoussiéra son vêtement avant de reprendre sa route.
Il décida cette fois si de faire escale par Krikya, Latish et enfin Kulios. Il en profiterait pour se prendre un petit déjeuner. Son père lui avait quand même fournis quelques fonds pour son enquête.
Il arriva au bout d'une demi-journée, et la ville lui faisait toujours autant d'effet. Elle avait été son échappatoire le temps d'une soirée et elle avait toujours une place aussi puissante au fond de son cœur. Il en profita pour manger quelques kulios avant d'emprunter le chemin dans la forêt.
Il avait caché quelques vêtements non loin au cas où son père face appel à lui à la frontière. En quelques minutes Alexender n'était plus. Il finit par rejoindre le chemin principal avant de monter dans une calèche, on l'annonça aux portes du palais. Il était pile à l'heure.
Tous les regards étaient tournés vers lui sauf celui du prince Nicholas. Il n'était même pas présent.
On l'accompagna à ses appartements et la Reine vint prendre des nouvelles de sa santé. Bien sûr il inventa un mensonge sur ce qu'il avait et qu'il était maintenant hors de danger.
Quand la chambre fut enfin vidée de tous les domestiques, Alexender alla chercher le sublime arc bleu et son carquois. Il contourna les gardes et se rendis dans le grand jardin de Nicholas.
Il se déshabilla pour laisser place à son buste complètement nu. Il transpirait très vite quand il tirait, il trouvait cela beaucoup plus confortable. Il gonfla son muscle et tira la corde pour faire voler sa première flèche. Tous ce qui l'entourait disparu, il inspira un grand coup et ferma un œil pour se concentrer sur sa cible qui était un petit linge rouge accrocher à un arbre.
La flèche partie à une vitesse époustouflante. Mais Alexender n'en fut pas vraiment surpris, il en tirait des similaires tous les jours. Il voulait un plus grand défi.
Un bruit résonna derrière lui et il banda la corde où une flèche se trouvait.
Une chevelure blonde montra alors le bout de son nez.
– C'est comme ça que tu accueilles ton prince ?
Alexender ne savait pas comment réagir, il était à la fois heureux de le revoir et mitiger sur le fait que Nicholas le déteste peut-être.
– Tu ne vas vraiment pas venir m'accueillir et rester figer comme ça ? Je sais que tu sais que tu es beau quand tu tires mais quand même.
Alex relâcha alors son emprise sur son arc et le posa au sol, il baissa ensuite la tête.
– Je suis navré...
– Plait-il ?
– Pour le chantage... Vous avez le droit de vivre votre vie comme vous l'entendez...
– Tu étais peut-être un peu jaloux de ne pas être avec nous. Lui murmura-t-il en se rapprochant de son visage.
Alexender devint rouge comme si on venait de le déshabiller. La main de Nicholas elle vint faire le contour de la mâchoire d’Alex, avant de l'orienter vers son visage. Leurs visages étaient à moins de quelques centimètres. Alex ferma alors les yeux et fis la moue.
Nicholas explosa de rire.
– Pardon... ha ha ha ! Je ne je veux pas... Pff. Hahaha mais ta tête était à croquer !
Il avait le sourire aux lèvres et la main sur son ventre. Son rire ne voulait plus s'arrêter. Alex quant à lui n'avait pas bouger, il était rouge de honte.
– Vous êtes un vicelard ! Je vous hais !
Il se retourna en croisant les bras.
– hahaha, arrête voyons, ce n'est pas si grave d'être mignon. Et si tu voulais que je t'embrasse tu n'avais qu'à me le demander !
– En aucun cas je ne voudrais embrasser quelqu'un de votre espèce ! Vous... Vous ! Vous n'êtes qu'une Ribaude ! (Femme de joie)
– Je ne vous croyais pas capable de tels insultes...
– Vous les mérité, maltraité un pauvre garçon comme cela, c'est... INHUMAIN !
Sans qu'il ne s'en rend compte, Nicholas avançait plus il parlait et il finit par passer ses mains autour des hanches d’Alex.
Il fut surpris et ce retourna rapidement avant de tomber à la renverse.
– Mais ça ne va pas ?!
– Hihihi HA HA HA. On n'en manque pas une avec toi.
Nicholas pleurait des larmes de joies, son rire c'était intensifier. Il était placer juste au-dessus d’Alexender, et il était à contrejour. Cette vision était digne d'un sublime tableau. Alex n'en fut qu'émerveiller avant de prendre le visage de Nicholas entre ses mains et d'y déposer un baiser.
– Vous êtes celui qui ne manquer pas d'air. Rit-il.
Nicholas l'embrassa de plus belle avant de s'allonger à côté de lui. Le silence dura une bonne trentaine de minutes mais il n'avait jamais été aussi agréable. Tous deux étaient en sain biose avant que Alexender ne brise ce silence.
– Et donc vous êtes... Enfin...
– Est-ce que j'aime les hommes ?
– Oui...
– Je crois que ça fait depuis mes 15 ans... J'ai vu une photo d'un jeune homme qui à tous de suite fait vibrer mon cœur. Et on va dire que je me suis habitué à ce mode de vie depuis mon plus jeune âge.
– Mais donc à quoi cela vous servait de me draguer, sous ma forme féminine ?
– Vous allez s'en aucun doute rire. Mais vous aviez des ressemblances avec les hommes et vous aviez un petit quelque chose en plus que toutes ses autres femmes. Je savais que même si ce mariage n'était pas d'amour, il serrait au moins d'amitié.
– Et à quoi bon garder toutes ces autres prétendantes chez vous ? Si vous n'en voulez pas ?
– Le protocole...
– Je vois...
– Et vous alors, enfin toi, tu ?
– Est-ce que j'aime les hommes ? Je ne pensais même pas pouvoir toucher une... Avant de toucher la vôtre. J'ai toujours été épris de femme, enfin, d'une seule femme.
– Oh et vous en êtes toujours épris ?
– Oh non depuis longtemps j'ai laissé cette idée derrière moi.
– Et pourquoi vous êtres présenter à ma cour si vous n'avez jamais eu aucune attirance pour un homme ?
– Vous avez été le premier, que j'ai regardé différemment.
– Je vois.
– Et pour ce qui est de Émile, André et ?
– Roméo...
– Pourquoi ?
– Pourquoi pas ?
– Je vois...
– C'est beaucoup plus compliquer que tu ne peux le penser et je n'ai pas vraiment envie de te parler de cette partie de moi. C'est un besoin c'est tous ce que tu pourras savoir.
– ça je m'en doutais un peu...
– Ah oui ?
– La première nuit que nous avons passé ensemble, on n'aurait pas dit que vous le vouliez, vous aviez l'air d'en avoir besoin, c'est pour ça que je n'ai pas continuer. Et puis c'était...
– Attendez ?! NE ME DITES PAS ?!...
Alex plaça vite sa main devant la bouche du prince pour le faire taire.
– Maich vouch acvier vichun kans (Mais vous avez 25 ans)
– ça ne veut pas dire que nous sommes tous des pervers comme vous !
Il détourna le regard.
– Alex... Je n'aurais jamais dû vous prendre cela, vous auriez dû m'arrêter bien plutôt.
– Oui mais cela faisait... il déglutit, tellement de bien...
Il devint rouge.
– Oh ! Je, je, je, je vois...
Les mains de Nicholas devinrent de plus en plus entrepreneuses, avant de commencer à toucher la poitrine d’Alex. Il avait le torse dénudé depuis bien trop longtemps et il ne faisait que de le provoquer.
– Dites-moi si vous ne voulez pas et je m'arrêterais sur le champ, mais bon sang comme j'ai envie de vous...
Il souffla un grand coup, et on voyait dans ses prunelles un feu ardant, son pantalon formait une bosse plutôt conséquente. Alex ne pouvait plus reculer.
– Faite ce que vous voulez...
Il s'attela parfaitement à la tâche. Il dévora la moindre parcelle de son corps, jamais depuis ce fameux jour, il n'avait été autant attirer par un homme. Alexender tremblait de plaisir et murmurait la chanson de la luxure.
Ils le firent au moins trois fois avant de tomber d'épuisement. Nicholas prit soin de rhabiller Alex avant de le remmener dans sa chambre. Il était endormi mais il était toujours aussi mignon.
Il le posa dans son lit et lui passa la couette dessus. Il déposa un délicat baiser sur son front avant de vouloir quitter la pièce.
Alexender attrapa sa manche, il dormait et une larme perla sur sa joue.
– Ne me laisse pas encore dans cette chambre papa, j'ai été sage, pourquoi je ne peux pas aller jouer dehors comme mon frère ?
Nicholas reposa délicatement sa main sur son ventre avant de quitter pour de bon la salle. Il attrapa sa manche et pensa. Il n'avait jamais abordé le sujet d'un frère, Alexender tu me cache bien trop de choses... Et il partit laissant un dernier regard pour la porte de la chambre d’Alex.
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