Chapitre 6
La suite ressemblait en tous points à celle du prince mais en encore plus grand et en vraiment plus doré. On y retrouvait un grand lit à baldaquin qui semblait avoir été utiliser récemment. Alexender ne voulait même pas imaginer ce que pouvait se permettre le comte.
La pièce était lumineuse et elle portait un léger parfum, plutôt discret mais assez agréable après l’odeur de l’alcool bien trop forte pour Alexender. Il se rendis dans ce qu’il crut être le bureau mais il rentra dans une salle de bain gigantesque, on y trouvait une baignoire incruster dans le sol complètement en marbre. De grand chandelier dans les différents coins de la pièce et un trône qui comportait or, émeraude et sans aucun doute des rubis.
Les riches avaient de quoi dépenser leur argent dans des choses futiles pensa Alexender avant de sortir de la pièce.
Quand il finit alors par arriver dans le bureau du roi, il n’y trouva rien. Bien évidemment le lieu avait été nettoyer et plus aucuns papiers n’étaient présents. Nicholas avait dû tous les récupérer. Mais il ne voulait en aucun cas retourner dans cette salle. Quand il fit demi-tour des bruits provenait de la salle où se trouvait le grand lit. Des gémissements étaient reconnaissables. Alexender ayant imaginé le comte Dumont se taper tout le royaume dans cette salle se fourvoyait. Il était encore en train de profiter de sa longue et délicieuse nuit.
Il n’arrivait pas à distinguer si cela était des voix féminines ou masculine. Sa curiosité le tuerait un jour, quand il finit par prendre l’initiative de regarder par le trou de la porte, il vit quatre hommes dans un même lit. Deux blonds et deux bruns. Ils s’étaient séparés de leurs vêtement et se faisaient plaisir les uns aux autres.
Alexender n’en revenait pas, plus il regardait plus il arrivait à mettre des noms sur ses visages. Il avait pu reconnaitre Emile, le majordome de Nicholas mais aussi André son écuyer. Les deux derniers étaient difficiles à cerner, le blond ne montrait quasiment pas son visage, et le brun ne disait rien à Alexender. Il devait arrêter de regarder cette scène obscène mais c’est comme si ses yeux étaient aimantés, jamais au part avant il n’avait regarder un ébat de cette manière. Il finit par se retourner et laisser ces quatre hommes à leurs occupations. Il se dit qu’il aurait le temps de fouiller encore un peu en attendant qu’ils finissent.
Même si toute traces de politiques avait été retirer de se bureau, il comportait des rapports du royaume. Des famines par centaines, des problèmes de travail et d’hygiène. Cela lui rappelait ce qu’il avait déjà lu dans la chambre de Nicholas.
Il se tourna ensuite sur la bibliothèque et feuilleta quelques livres, quand il tomba sur un livre peu commun. Il énumérait des dépenses mensuelles. Trois, quatre cent pièces d’or un mois et deux à trois milles pièces d’or un autre. Les sommes n’étaient suivies que de dates et plus les années avançait plus les sommes devenaient saugrenu. On passait de cent à mille, à des milliards dans les derniers mois avant la mort du roi. Puis plus rien. Ce qui confirma l’auteur de ces dépenses. Le roi menait à la faillite son propre royaume, mais Alexender ne savait toujours pas pourquoi. Il se résilia à ramener au moins ce carnet dans sa chambre.
Plus aucun bruit ne parvenait de la chambre et quand il pencha la tête pour observer les quatre hommes ils dormaient à point fermer. Le blond sur qui Alexender n’avait pas réussi à mettre de nom était retourner dans le lit et ce n’était pas ce soir qu’il saurait. Il passa proche du lit en essayant de faire le moins de bruit possible et de ne pas sombrer à la graviter cette fois ci. Il arriva en un seul morceau dans la chambre du comte. Il reposa la clef où il l’avait trouvé, planqua le registre dans son corset et tenta d’installer le duc sur son lit.
Il lui ôtât tous ses vêtements pour laisser croire à un coïte sublime et laissa un petit mot d’amour à son chevet. Il finit alors par sortir de la chambre en se souciant de ne croiser aucun garde, mais quand il passa devant la chambre royale ce ne fut pas un garde dont il fit la rencontre mais une porte.
Elle frappa beaucoup plus fort qu’il n’aurait pu l’imaginer, son nez émettait un filet de sang et il avait envie d’insulter par tous les noms la personne qui avait ouvert cette porte. Mais Alexender resta scotcher quand il vu le prince nu devant lui.
La chambre, les quatre hommes, le blond dont il n’avait pas vu le nom, le prince sortant nu de cette dite chambre. Le puzzle se construisait petit à petit.
Nicholas lui bien trop fatiguer par son effort récent ne remarqua même pas qu’il avait heurter quelqu’un et il bailla un grand coup en fermant les yeux.
C’était la chance pour Alexender de se cacher, il se plaça dernière la porte le plus vite possible et il tenta d’appuyer sur l’hémorragie qui ne voulait pas s’arrêter.
Le prince lui baissa son regard et remarqua vite qu’il était nu dans un couloir du palais et il re rentra à toute vitesse dans la chambre du roi.
Alexender prit tous de suite la fuite en laissant cependant derrière lui des traces de son passages.
Arriver dans sa chambre, il tenta de bander son nez pour stopper cette maudite hémorragie et quand il finit enfin à y mettre un terme, le corps du prince se faisant prendre par trois hommes lui revint et son nez repris de plus belle. Il finit par se faire un bain à l’eau froide pour y plonger sa tête toute entière.
Nicholas, après avoir renfiler des vêtements finis par ressortir de la chambre comme si rien ne c’était passer. C’est alors qu’il remarqua une trace de sang sur le sol puis sur la porte. Il comprit vite qu’il avait fallu l’ouvrir pour ce la prendre et que lui seul venait de l’ouvrir. Il avait donc été vu nu dans les couloirs.
Cette pensée le hanta toute la nuit mais personne n’en parla vraiment. Jane était toujours accrochée à son bras comme une sangsue, la menace d’hier n’avait l’air de n’avoir rien changer, ce qui irrita Nicholas. Sa mère elle avait l’air aux anges, Lily et Artémis avaient très vite remarquer que Jane était la favorite de la Reine et elles n’avaient quasiment aucune chance de finir princesse puis reine. On avait donc une reine heureuse, deux femmes complètement déprimé et Jane beaucoup trop à l’aise.
Quand Nicholas énuméra tous cela, il tourna son regard vers Alexender, il était en retrait mais pas comme d’habitude, il était beaucoup plus immobile et il ne laissait rien transparaitre, même pas un regard haineux pour Jane.
Alexender finit par prendre la parole quand il eux finit.
– Je suis navré votre Altesse et votre Seigneurie mais j’aimerais et je vais devoir quittez votre table. Je ne pourrais pas non plus assister à celle de demain. Vous m’en voyez navré mais je suis appelez chez moi pour de grave raison, mais je ne compte pas laissez trainer ce séjour je serais de retour assez vite.
On sentait que les consones et certains sons étaient mal prononcer comme si Dame Alexendra avait le nez boucher.
– Vous savez que si vous quittez cette table je vais devoir revoir mon offre pour vous garder parmi nous. Rétorqua la reine.
Alexender devait rendre visite à son père au plus vite pour lui faire part de ses preuves avant de se faire prendre avec le carnet du roi. Mais le trajet prenait une demi-journée. Il ne pouvait donc pas disparaitre comme ça. Il lança un regard de détresse au prince, il était son dernier recourt. Et il pouvait déjà lire un refus dans ses yeux avant qu’il n’ait vu le sang couler le long du visage d’Alexender. Le sang c’était remis à couler à flot. C’était son échappatoire pensa t’il. Il feint l’évanouissement et tomba sur le sol.
Les serviteurs rappliquèrent en vitesse et l’encerclèrent avant que Nicholas ne les écarte pour soulever Alexendra.
Quand il voulut sortir de la pièce avec lui, les regards interrogateurs le questionnaire ; Mais il n’en fit rien, il porta Alexender jusqu’à ses appartements. Il ressortit quelques minutes après en interdisant qui qu’on que de rentrer. Les gardes demandèrent si cela valait pour la reine essayant en vain de lui obtenir ce droit. Mais le prince raya et fit porter sa voix.
– Personne ne franchira cette porte à part moi tant que je n’aurais pas décider le contraire !
Son comportement pouvait être perçu comme anormal et complètement fou de l’extérieur mais il savait que c’était le seul moyen pour Alexender de paraitre sous sa forme masculine.
Les gardes évacuèrent les couloirs et délimitèrent un périmètre. Nicholas lui avait commencer à ôter le corset d’Alexender et de le séparer de sa perruque. Il pouvait enfin respirer, mais il devait jouer le jeu jusqu’à obtenir une permission de sortir de ce palais.
Nicholas passait un linge humide sur son front et il épongeait la moindre marque de transpirations. Il veillait constamment sur lui et il était là pour la moindre demain.
Alexender ne pouvait pas dire la dernière fois qu’on l’avait autant choyé. Il adorait cette sensation et il ne voulait plus s’en séparer. Mais il se souvint vite de l’importance de la rapidité d’exécution de cette mission. Il devait au plus vite remettre le carnet.
Il finit enfin par prendre la parole en attrapant la main de Nicholas qui faisait des allers-retours dans ses cheveux.
– Arrêtez-vous savez que ce n’est pas de ça dont j’ai besoin.
– Dite m’en plus…
– J’ai demandé à partir tous à l’heure et c’est pour une bonne raison…
– Vous savez qu’il m’est impo…
– Arrêtez de vous jouer de moi. Et je n’aimerais pas utiliser cette carte contre vous.
– De quoi parlez-vous donc ?
– De ce que vous faisiez hier dans la chambre du roi accompagner de trois autres jeunes hommes.
– Comment ?! Le visage de Nicholas se décomposa.
– La question n’est pas comment mais si vous allez m’aider.
– Pensez-vous réellement que vous êtes en position de chantage, vous êtes un homme qui se trouve usurper son identité. Et si l’on devait croire l’un de nous deux jamais ils ne vous croiraient. Vous voulez jouer à ce petit jeu je peux y jouer. Son visage ne représentait plus aucun signe d’affection, il était froid et franc.
Nick était maintenant debout et il ne pouvait s’empêcher de dévisager Alex qui était affaler sur le lit.
– Vous n’avez aucun droit.
– J’en ai…
– VOUS N’AVEZ AUCUN DROIT ! Vous venez salir mon royaume et vous osez prendre ses airs devant moi, alors que je vous ai offert bien plus que je ne l’aurais jamais fait pour n’importe qui !
– Nick…
– Pour vous ça sera votre Altesse !
– Bon sang pourquoi faut-il que vous soyez si indécis !
Alexender se leva de plus belle.
– Donc votre maladie est aussi un mensonge ! Que dois-je croire de vous ?! Et que faisiez-vous hier près des appartements de mon père, car je crois bien reconnaitre les traces de la porte que j’ai ouverte hier !
– Nick…
– VOTRE ALTESSE !
– Non. Non ! Nick, je t’appellerais Nick car c’est qui tu es ! Tu es loin de n’être qu’un petit prince de pacotille qui pour se sentir puissant doit se faire appeler par ce nom ! La raison de mes mensonges ne concerne que moi et si j’ai mes raisons pour quitter temporairement ce palais, elles me concernent tous autant ! Et j’ai paniquer, il faut. Non. Je dois ! Je dois faire quelque chose en dehors de ce palais et vous devez me laisser partir le temps d’une journée !
Nicholas était bien trop hors de lui pour réfléchir, et il quitta juste la chambre sans un regard pour Alexender. De son côté, Alexender priait pour que ce départ soit une preuve de la réflexion du prince à sa question. Il avait complètement dépassé les bornes. Il n’aurait jamais dû lui prendre tête, pourquoi fallait-il qu’il perde tous ces moyens. Pourquoi avait-il une colère si immense, pourquoi avait-il décider de faire du chantage sur ce qu’il avait vu hier.
Les aiguilles tournaient mais rien ne changeait, Alexender n’avait pas bouger de sa chambre, il avait juste remis sa robe et sa perruque au cas où on venait le chercher.
Douze heures, annonça l’horloge de sa chambre. Le son résonnait dans sa poitrine. Et on ouvrit enfin la porte de sa chambre, on l’emmena au petit salon. Et là-bas il retrouva la tête blonde qu’il connaissait que trop bien. On l’assit juste à côté.
– Vous n’avez pas intérêt à me décevoir, et vous m’en devrez une longtemps.
– Mer…
– Ne dite plus rien et faite LA malade.
Il insista bien sur le genre féminin. La reine rentra alors dans la salle. Nicholas se leva à sa vue et Alex voulu faire de même mais il fut retenu par la main du prince. Il invita sa mère à s’assoir.
– Mère, Dame Alexendra se trouve être très malade mais elle trouvera son antidote chez elle. Elle aimerait donc s’y rendre au plus vite, vous comprenez l’urgence.
La reine grimaça mais si elle refusait les soins d’une favorite de son fils, elle était sûr qu’il ne l’écouterait plus jamais. Elle se leva pour faire face à Alexendra.
– Je vous préviens que si vous n’êtes pas de retour avant demain, les portes de ce palais vous seront fermées à tous jamais. Vous avez vingt-quatre heures pas une seconde de plus. Et je suis bien clémente de vous laisser cette liberté.
Alexender pu enfin soufflé, sa requête avait enfin été accepter.
– Je vous en remercie infiniment votre majesté, je ne trahirais pas votre confiance.
Et il tourna inconsciemment son regard vers Nick comme si cette phrase lui était destinée. Il n’en fit rien.
Alexender fut renvoyé dans ses appartements pour rassembler ses affaires avant de partir. Il plaça bien sur le carnet en sécurité. Il se fit déposer à la limite de la frontière, à Mevel, comme s’il habitait ici. Mais quelques instants plus tard un jeune homme courait dans les bois, pour aller rejoindre la ville la plus proche. Il avait réussi à faire la plus par du chemin en calèche mais il lui restait deux bonnes heures de marches avant d’arrivé à Pairyn la capitale de Kurono où siégeait son père.
Il arriva enfin et la nuit commença à tomber, il avait enfilé un vêtement qui cachais son visage et il entra par la porte qui lui avait toujours été dédier celle de l’arrière du château.
Quand il arriva, il dut attendre deux à trois bonnes heures avant que son père ne veuille le recevoir, ce qui aggravait son cas qui ne devait pas rester plus d’une journée en dehors du palais de la Reine Julie.
Le roi fit finalement son entrer, ses cheveux noirs collaient à sa nuque à cause de la chaleur, son visage était toujours aussi dure et dès qu’il apparut un sentiment de gêne prit possession d’Alex.
– Et bien alors ?! J’espère que cette fois tu ne me fera pas perdre mon temps !
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